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Relations bilatérales Suisse – Libye
A la fin du 19e siècle, les premiers commerçants suisses se sont installés en Libye. La Suisse a reconnu le nouvel Etat immédiatement après sa déclaration d'indépendance en 1951. Environ une douzaine de Suisses y vivaient à l'époque. Avec l'arrivée des compagnies pétrolières, de nombreux géologues, techniciens et experts suisses sont venus dans le pays. Des juristes suisses, comme Eduard Zellweger (1901-1975), ont agi comme conseillers du gouvernement.
L'ambassade de Suisse en Tunisie représentait les intérêts de la Suisse en Libye depuis 1962. En 1965, la Suisse a ouvert un consulat dans la capitale libyenne, Tripoli, suivi d’une ambassade en 1968.
La brève détention de Hannibal Kadhafi à la mi-juillet 2008 à Genève avait provoqué des tensions politiques entre la Libye et la Suisse.
A partir de mi-février 2011, la Suisse a sévèrement condamné la violence exercée par les autorités libyennes à l’encontre de la population et a rapidement pris des mesures contre le régime. Pour des raisons de sécurité, l’ambassade de Suisse à Tripoli a dû être fermée le 27 février 2011. La présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, également cheffe du Département fédéral des affaires étrangères DFAE, a rencontré des représentants du Conseil national de transition (CNT) le 9 mars 2011 déjà. La Suisse a été l’un des premiers pays à ouvrir, mi-mars 2011, un bureau de programme de l’Aide humanitaire. Basé à Benghazi, celui-ci a pour objectif de réduire les souffrances du peuple libyen.
En dépêchant un envoyé spécial à Benghazi et en y ouvrant un bureau de liaison le 12 juillet 2011, la Suisse avait pour objectif de renforcer sa présence dans le pays et d’intensifier ses relations politiques avec le CNT, qui constitue son unique interlocuteur jusqu’à l’élection juridiquement valable d’un nouveau gouvernement. L’ambassade de Suisse à Tripoli a pu rouvrir ses portes le 15 octobre 2011.
